IV-2

2060 Mots

La conduite de Woreseff fut unanimement blâmée. Mais le résultat que le mari cherchait était atteint. Le lendemain une rencontre eut lieu. On se battit, par une jolie gelée, dans un petit bois de bouleau, au pistolet, à vingt pas, feu à volonté. Gaston, fort respectueux de sa vie, ne fit pas de générosité au mari de sa maîtresse. Au signal il tira et logea une balle dans le ventre de son adversaire. Le comte, étendu sur la neige rougie, se releva alors sur un genou avec une énergie farouche et, s’appuyant le coude, ajusta froidement Bligny. Mais la faiblesse que lui causait déjà la perte de son sang fit trembler sa main et il n’atteignit le duc qu’à l’épaule. Le comte survécut à sa terrible blessure. Quant à Gaston, au bout de six semaines, il avait repris son train d’existence. Mais, fai

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