XVLilian reçut, le surlendemain, une lettre de lord Stanville. Il l’informait que ses affaires le retiendraient, à son grand regret, vingt-quatre heures de plus qu’il ne le pensait. « J’ai tant de hâte de vous revoir, ma bien-aimée ! ajoutait-il. Loin de vous, loin de vos chers beaux yeux, je me sens triste et sans vie. » Lilian relut deux fois les pages couvertes de la grande écriture ferme qui lui apportait le souvenir amoureux de son fiancé. Toutes les craintes vagues, demeurées en son esprit depuis l’avant-veille, s’évanouissaient complètement. Au déjeuner, elle fit part à sa cousine de ce retard apporté dans le retour de Hugh... Lady Laurence ne fit aucune observation à ce sujet. Mais, un peu après, elle dit d’un ton paisible : – Sans doute a-t-il rencontré là-bas cette charmante


