VIILes mois avaient passé, l’automne s’apprêtait à faire place aux bises d’hiver. La fin de novembre approchait. Aussi lady Stanville commençait-elle de penser au traditionnel dîner de Christmas, qui réunissait les plus importantes personnalités de Breenwich. Ce repas de grand apparat représentait une de ses plus vives satisfactions d’orgueil. La lourde et superbe argenterie, le précieux service de vieux saxe, le linge admirablement tissé, tout cela réalisait la preuve tangible d’une opulence que l’on n’étalait qu’en de rares occasions, mais qui était le motif de la haute situation occupée par les Stanville dans tout le pays. Puis encore elle exultait en voyant son fils, son idole, la seule affection de son cœur endurci, entouré d’hommages, de considération, dominant son entourage à la fo


