Docteur Kelly et Mister Bliar Yves Wellens Dans le flot des nouvelles de l’été, s’insinuant dans les esprits pourtant soumis à rude épreuve à la fois par les effets de la canicule et par le réchauffé de beaucoup d’entre elles, ce qu’il est convenu de désigner sous le vocable de « l’affaire Kelly » a véritablement jeté un coup de froid, comme si les projecteurs, soudain braqués tout fumants sur des zones d’ombre et des recoins à l’opacité savamment modulée, ne pouvaient que se pétrifier devant le côté glacé de la mise à nu de certains mécanismes. Avant d’entamer le récit proprement dit, il nous faudra cependant rappeler exactement de quoi il s’est agi. En effet, une sorte de loi voudrait qu’une affaire, quelles que soient par ailleurs son importance et sa signification, se perde vite dans


