Le monde derrière l’oreille Françoise Lalande Celle-qui-observe pense l’été est terminé, ouf ! ouf ! ouf ! avant de plonger dans la piscine de l’hôtel, enfin, « plonger » est un bien grand mot si on considère qu’en réalité, elle y entre par la petite profondeur, en frémissant de trouver l’eau si fraîche, et en poussant des soupirs au fur et à mesure qu’elle immerge son corps, j’ai toujours dit que l’été était une saison dangereuse !, elle vient de parler à voix haute, quel bilan, non ?, elle ne s’adresse à personne, sinon au monde entier, cela lui arrive de temps en temps de parler à voix haute quand elle est seule, dans sa chambre, sous la douche, dans sa voiture, ou en promenade, parfois des gens la croisent et lui jettent un regard soupçonneux, ils pensent qu’ils viennent de croiser u


