LA COMTESSE Il joua des mains, celui-là, sans crainte. Mme DE RASTARD Vous auriez ri de nous voir battre comme deux écoliers. Il me prit à bras-le-corps ; il me jeta sur une ottomane : je défendais ma culotte ; il me la détacha ; il me la retourna sur mes genoux ; il me prenait par devant, par derrière, il ne savait où se fixer : c’était la plus plaisante scène du monde entier. LA COMTESSE Sais-tu que tu es d’un libertinage affreux et que je ne veux point, moi, suivre ton exemple ? Mme DE RASTARD Oh ! pour vous, madame la comtesse, cela est fort différent : vous êtes la bienséance même, et une duchesse ou un sofa vous suffit ; aussi vous y voit-on fréquemment et mollement couchée à votre aise, les pieds contre un carreau et des coussins sous la tête… Vous êtes une rusée, une petite


