LA COMTESSE Laisse-moi respirer… je suis toute hors d’haleine… Remettons-nous comme nous étions, l’un près de l’autre. Restons assis… Je n’ai pas la force de lever la main. Donne-moi ta bouche seulement… Quel délire ! quelle extravagance ! suis-je capable de tout cela !… que j’en aurais de honte, si je me croyais !… De quel œil me verras-tu désormais ?… Mais moi, oserai-je lever les yeux jusqu’à toi ? Viens, que je b***e les tiens ! Ils sont plus beaux que tout ce que j’ai jamais vu… Mets là ta main… que j’aie toujours sur moi quelque chose à toi. MONTADE Que les amants sont heureux ! Et que le plaisir qu’ils se donnent est grand ! Pourquoi a-t-on dans la vie d’autres affaires ?… Et que peut-on faire dans le monde qui vaille un moment comme celui-ci, qui vaille nos polissonneries et nos


