Je marche dehors, la nuit à déjà pointer le bout de son nez, les gens passent, seuls, en familles, en couples, j'inspire tout l'oxygène du monde. J'avance encore, et encore perdu dans mes songes, dans mes pensées, mes souvenirs, j'essaie de trouver quelque chose m'aidant à m'en sortir. Au fond de moi, je sais ce qui peut m'aider à m'en sortir, ou plutôt qui peut m'aider à le faire. -je vous en prie, j'ai besoin d'argent. Demanda une dame d'un certain âge assise parterre dans ma rue. Personne ne s'arrête, comme si elle n'existait pas, comme si elle ne mendiait pas. J'inspire avec toute mes forces, du au désespoir, l'impuissance, et surtout la haine que j'éprouve envers ce monde cruel, mais je me dis aussi que je vais bien, en voyant cette femme parterre, je me dis que moi je vais bien.


