Chapitre 39Une délicieuse odeur de viennoiseries m’emplit les narines avant d’être remplacée par celle des produits ménagers. Lorsque j’ouvre les yeux, mon cerveau déraille. Je n’arrive plus à me souvenir de quelle façon j’ai atterri ici. La seule chose dont je me rappelle ce sont les larmes d’Abigaëlle et la longue attente qui s’en est suivie. Éphémère m’a foutu un lapin monstrueux. La femme que j’aime, celle à qui j’ai délivré les clés de mon cœur m’a abandonné. Après la cuite mémorable dont j’ai été victime, il semblerait que je sois aussi touché d’un mal de crâne énorme. Le marteau piqueur logé près de ma tempe droite me martyrise. J’enfile mes chaussons, dûment posés le long de mon lit puis, tel un zombie un peu gauche, me rends dans mon salon. L’appartement me semble en tout poin


