– Vous vivez de ma terre ? lui avait dit le comte avec une railleuse sévérité. – Croyez-vous donc que j’aie pu vivre du ciel ? répliqua Gaubertin en riant. – Sortez, canaille ; je vous chasse ! cria le général en lui donnant des coups de cravache que le régisseur a toujours niés, les ayant reçus à huis-clos. – Je ne sortirai pas sans mon quitus, dit froidement Gaubertin après s’être éloigné du v*****t cuirassier. – Nous verrons ce que pensera de vous la police correctionnelle, répondit Montcornet en haussant les épaules. En s’entendant menacer d’un procès en police correctionnelle, Gaubertin regarda le comte en souriant. Ce sourire eut la vertu de détendre le bras du général, comme si les nerfs en eussent été coupés. Expliquons ce sourire. Depuis deux ans, le beau-frère de Gaubertin,


