VLes convenances ne permettaient pas que je me misse tout de suite en route pour porter ma condoléance au Négus. L’étiquette exigeait même que l’on attendit au moins la fin de trois journées pour la manifester. Trois journées pendant lesquelles, selon l’usage ancien, et, pour cette fois au moins, selon le sincère sentiment des cœurs, le Palais pleura sur la Princesse évanouie. Le quatrième jour, j’envoyai à l’Empereur ma lettre de deuil. Le surlendemain, un page me rapporta la réponse. La grande enveloppe était, comme les nôtres, encadrée de deuil. À l’intérieur, il y avait une lettre. Ménélik l’avait dictée lui-même. Elle disait : « Pour être présenté à M. Hugues Le Roux. Le Lion Vainqueur de Juda, Ménélik II, Élu du Seigneur, Roi des Rois d’Éthiopie, à M. Hugues Le Roux. Salut so


