CHAPITRE TRENTE-DEUX Alistair se retrouva en train de voler, les yeux braqués vers le vas, parcourant l’Anneau, et elle ne savait pas comment. Elle n’avait pas d’ailes, il ne chevauchait aucun dragon, et pourtant elle flottait, s’élevant dans les airs au-dessus du panorama de son pays natal, regardant en bas depuis en haut. Alors qu’elle regardait en bas, elle fut confuse. À la place de l’abondance estivale qu’elle avait laissée, au lieu des terres fertiles, les vergers interminables auxquels elle s’était habituée, il y avait une terre carbonisée en dessous d’elle, détruite par le souffle des dragons. Il ne restait rie – pas une seule cité, ville, village, pas même un hameau. Chaque édifice avait été réduit en cendres. Les arbres, autrefois si luxuriants, anciens, étaient tous des souch


