— Mes bons amis, mes chers amis, dit Caleb, qui ne savait pas encore trop comment interpréter ces discours, à quoi bon tout cela ? On cherche à servir ses amis, quelquefois on y réussit et quelquefois on manque son coup ; quant à moi, je ne demande jamais de remerciements pour ce que je fais, de même que je n’aime pas à entendre des reproches pour ce que je n’ai pas pu faire. — Ce n’est pas de moi que vous en recevrez, monsieur Caleb, dit l’homme aux tonneaux. Si vous n’aviez eu pour moi que de la bonne volonté, je ne vous ennuierais pas de mes remerciements ; cela réglerait le compte de mon oie, de mes canards sauvages, et des deux barils que je vous ai envoyés. La bonne volonté est comme un tonneau mal joint, monsieur Balderston, elle n’est bonne à rien, mais des services réels sont un


