Chapitre 9Les occupants n’attendirent pas pour dévoiler leurs véritables intentions. Ni pour démontrer leur monstrueuse aptitude à briser toute velléité de résistance chez ceux qu’ils venaient de vaincre. Leur chef, un dénommé Tarak, était doué d’une grande empathie qui servait efficacement ses noirs desseins. C’est grâce à cette faculté d’appréhender les possibles réactions d’autrui qu’il avait notamment pu investir la place sans coup férir, évitant ainsi de tuer ou blesser de précieuses ressources humaines. Ils commencèrent par rassembler les hommes adultes, à l’exception des plus vieux, et leur entravèrent les chevilles avec des lanières de cuir. Un des captifs refusa de se laisser faire et se débattit énergiquement lorsque deux gardes tentèrent de s’emparer de lui. D’autres vinrent


