Behr De’Mar fit jouer la petite pièce de métal qu’il avait enfin détachée du lit de camp dans la soudure des menottes. S’en libérer serait un véritable miracle, mais s’échapper de la cellule et quitter la prison vivant le serait encore plus. Il reconnut sombrement qu’il n’aurait peut-être pas autant de chance cette fois. — Sheetz ta ! marmonna-t-il quand le bout de métal glissa et lui entailla le doigt. « Merde ! » Il scruta le sang qui perlait au niveau de la blessure. Faisant rouler ses épaules pour en apaiser la tension, il ferma les yeux. L’épuisement qui l’écrasait était profond. Il ne se rappelait pas la dernière fois qu’il avait eu une bonne nuit de sommeil. Le général Maradash et le conseil s’en étaient assuré. Voyant que les drogues n’avaient pas d’effet sur lui, ils avaient dé


