Behr chancela. Il se rattrapa au mur pour ne pas tomber. Quelques secondes furent nécessaires à son cerveau pour comprendre ce que voyaient ses yeux. Ils ne se trouvaient plus dans le couloir de la prison. À en juger par son environnement, il devina qu’ils devaient être à bord d’un vaisseau cargo. Il examina les lieux, se tourna pour faire face au Dregulon et se demanda s’il ne souffrait pas d’hallucinations. La stupéfaction le figea sur place. Au lieu de l’affreux mâle, une femme magnifiquement exotique se tenait à côté de lui, les yeux clos. Elle respirait profondément, une main posée sur le ventre. Quelques secondes plus tard, elle ouvrit ses yeux en amande brun foncé et le regarda avec un sourire en coin. — Jusqu’ici, tout va bien, dit-elle de sa voix grave de Dregulon. Elle fit une


