3.

2210 Mots

3.La blessure de la marquise était heureusement sans gravité. Entourée de soins, pansée par les mains délicates de ses compagnes de réclusion, la jeune femme n’avait point tardé à revenir de son évanouissement. Elle demanda alors des explications sur ce qui s’était passé, et joignit les mains, en signe de reconnaissance, lorsqu’elle apprit qu’il était sauvé. Les nonnes avaient vu fuir le marquis, les chiens le harceler, les veneurs exciter leur zèle à son de trompe, le jeune Faucon suivre la chasse ainsi déroutée… C’était tout ce qu’on savait. Plusieurs heures s’écoulèrent, pour la marquise, dans une anxiété facile à comprendre. Si odieux que lui fût le misérable dont elle portait le nom, elle ne pouvait songer sans frissonner au sort qui l’attendait, et l’issue de cette nouvelle chass

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