La marquise frémissait d’épouvante, et ne savait comment prévenir une pareille catastrophe. Il y avait bien un moyen chanceux : celui de faire avertir les Faucons. Mais alors ils regarderaient comme une lâcheté de ne point venir sur les terres du marquis, et ils y arriveraient en grand nombre. Une collision aurait lieu, et il pouvait être tué encore. Et puis, du reste, comment les avertir ? A qui confier cette mission ? Quel serviteur assez discret et assez brave voudrait partir à pareille heure et affronter les bandits dans leur antre ? Une résolution héroïque et soudaine passa dans la tête de cette femme délicate et frêle, de cette marquise ambrée et parfumée, qui s’était évanouie trois mois auparavant, à Versailles, à la première représentation d’une tragédie de M. Racine. Elle avai


