XXIV.-3

2103 Mots

Je me sentis soulagée quand nous fûmes sortis du magasin de soieries et de la boutique du bijoutier. Plus M. Rochester me donnait, plus mes joues devenaient brûlantes et plus j'étais saisie d'ennui et de dégoût. Lorsque, fiévreuse et fatiguée, je m'assis de nouveau dans la voiture, je me rappelai que les derniers événements tristes et joyeux m'avaient complètement fait oublier la lettre de mon oncle John Eyre à Mme Reed, ainsi que son intention de m'adopter et de me léguer ses biens. «Ce serait un soulagement pour moi d'avoir quelque chose qui m'appartînt, me disais-je; je ne puis pas supporter d'être habillée comme une poupée par M. Rochester, ou, seconde Danaé, de voir tomber tous les jours autour de moi une pluie d'or. Dès que je serai rentrée, j'écrirai à Madère, à mon oncle John, et j

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