Chapitre cinq

3117 Mots
Dehors donnaient le vent et la pluie. Rien ne pouvait surprendre. Mais sur elle bondissaient et se fracassaient les souvenirs. Souriante, fière, elle avait marché à l’excision, au champ de l’excision. Malmenée par la douleur elle avait rencontré le malheur, versé le sang comme celui du coq, la douleur, le fumet des sacrifices et des adorations, et enfin Abdoulaye le marabout en face d’elle. Elle le fixa : pas de doute. Au cou montaient les carcans de Tiécoura et le boubou prenait la couleur de l’habit de Tiécoura. — Approche ! Approche ! Il ne comprenait et n’entendait qu’une seule chose : lui et la femme étaient seuls. Il ne voyait qu’une femelle brillante, ronde, hésitante, mais soumise, et ne connaissant que le désir qui l’agitait et le chauffait. Il tira à arracher le pagne. — Laisse-moi, ou je crie ! Il sourit. Non ! Elle ne voudra pas crier ; et il s’accrocha et tira plus fort ; la femme fut projetée, dispersée et ouverte sur le lit ; il ne restait qu’à sauter dessus. Il ne le put ; car elle hurla la rage et la fureur et se redressa frénétique, possédée, arracha, ramassa un tabouret, un sortilège, une calebasse, en bombarda le marabout effrayé qui courait et criait : « À cause d’Allah ! à cause d’Allah ! » Le couteau à tête recourbée traînait ; elle s’en arma, le poursuivit et l’accula entre le lit et les valises. Dans les yeux de Salimata éclatèrent le viol, le sang et Tiécoura, et sa poitrine se gonfla de la colère de la vengeance. Et la lame recourbée frappa dans l’épaule gauche. L’homme à son tour hurla le fauve, gronda le tonnerre. Elle prit peur et par la porte s’échappa, pataugea trois ou quatre pas dans la pluie, se précipita sur les cuvettes, ramassa le poulet sacrifié et sortit. Derrière, le marabout continuait à chauffer la case de ses hurlements. Elle se replongea dans la pluie, traversa la concession en courant, rejoignit la rue. Le vent soufflait frais ; la pluie tombait faible en gouttes espacées grosses comme des amandes de karité. Les gouttes mitraillaient la cuvette et les épaules. Partout la boue, la boue stagnait autour des maisons, courait dans les fossés et se répandait sur la chaussée. Personne dans la rue ! C’était heureux ainsi. Aucun témoin à son inquiétude au cœur, à sa honte au front. À gauche passait une ruelle perdue. Elle y pénétra pour pleurer son malheur et cacher son visage de femme qui n’aura jamais d’enfant parce que ne sachant coucher qu’un homme stérile. Elle avait le coq sacrifié dans ses bagages. Plus loin elle arriva à un petit monticule, avec au sommet un croisement, un petit pont et des ravins grondant d’eaux écumantes. Elle monta sur le parapet, sortit le poulet sacrifié, le lança dans le torrent qui le fit tournoyer et l’emporta. Elle le suivit et souffla. En ce lieu, la pluie avait passé, sauf un petit crachin. De brefs miroitements parcouraient le ciel. Elle suivit le poulet sacrifié longtemps et loin. Elle pensa que son giron venait de couler de tous les enfants rêvés, recherchés, et que le coq en sang les emportait définitivement. Elle avait le destin de mourir stérile.La suprême injure qui ne se presse pas, ne se lasse pas, n’oublie pas, s’appelle la mort. Elle avait emporté le cousin Lacina du village. Oui, le cousin ; et bien que celui-ci fût l’homme qui par ses intrigues, maraboutages, sacrifices avait évincé Fama de la chefferie du Horodougou, ce décès était un malheur. Les récriminations devaient être tues. Le défunt appartient au seul jugement d’Allah et ce qui appartient aux parents survivants est d’organiser de dignes obsèques. Fama décida d’aller au village pour les funérailles ; il parcourut toutes les concessions malinké de la capitale pour faire éclater la nouvelle du décès du cousin et annoncer son voyage. Qu’Allah continue de bénir et de renforcer la communauté malinké de la capitale ! Chaque Malinké se surpassa en générosité. L’argent fut sorti et offert par tous. Les moyens pour voyager et organiser de grandes funérailles, et même plus, furent rassemblés. Fama pouvait partir. De bon matin il se présenta à l’autogare accompagné de Salimata et de beaucoup d’autres Malinkés. Les camions en partance pour le Nord s’alignaient dans la clameur. Fama embarqua dans le camion du chauffeur Ouedrago. « Non ! Non ! lui cria-t-on. Descends, vieux ! Monte dans le camion de tête de file ! » Celui qui interpellait se présenta : « Délégué du syndicat national des transporteurs. » Donc Fama devait descendre sans discuter. « C’était comme ça. » Syndicat des transporteurs ou syndicat des bâtards, Fama s’en moquait. Il se dressa, dégaina son couteau et malgré les cris de Salimata, menaça le délégué et injuria tout le monde, le délégué et le syndicat de tous les bâtards, leur père et la mère des Indépendances. Le délégué recula et laissa la paix à « ce fou de Malinké ». Ils partirent, et dès la sortie de la capitale Fama se félicita d’avoir à l’autogare découvert toutes ses canines de panthère de vrai Doumbouya. Il a eu raison, vingt fois raison d’avoir embarqué par les injures et les menaces dans le camion de Ouedrago. Il fallait voir les autres croiser ou dépasser, il fallait voir les chauffeurs, un bras et la tête hors de la cabine, criant : « S’en f… la mort ! » et dans un vacarme de klaxons et de ferraille, l’auto croisait. Une autre camionnette organisait un concert de klaxons derrière, puis arrivait à votre hauteur, balançait dans le fossé, vannait les passagers assis pêle-mêle sur leurs bagages, vous dépassait, faisait aussitôt une queue de poisson, attaquait la côte et disparaissait dans la descente. Les abords de la route n’en finissaient pas d’être hérissés de carcasses squelettiques de camions comme vidées par des charognards. Alors que Ouedrago conduisait avec une prudence de caméléon, pour éviter une crevasse, pour aborder un tournant, il murmurait mille incantations où se mêlaient les noms d’Allah et des mânes. Fama aussi priait pour que tout le voyage se passât favorablement. Ils traversaient les savanes des lagunes. Des arbrisseaux étaient accrochés aux monts qui roulaient jusqu’à l’infini. C’était le matin. Le soleil venait de pointer et s’empressait de fondre et balayer les nuages avant de monter plus haut et faire régner un vrai jour d’harmattan. Fama, lui, était préoccupé et mélancolique. Il quittait Salimata, la capitale,Après un virage finissait la route bitumée. On entrait dans la piste et la poussière, la poussière en écran qui bouchait l’arrière, la poussière accrochée en grappes à tous les arbres, à toutes les herbes de la brousse, aux toits des cases ; les routes en arrachaient, l’échappement en refoulait et la poussière tournoyait épaisse à l’intérieur de la camionnette, remplissait yeux, gorges et nez. L’auto avançait sur la piste pleine de crevasses, s’y précipitait, s’y cassait et ses secousses projetaient les passagers les uns contre les autres, les têtes contre le toit. Serrer les dents devenait obligation ; en parlant dans le remue-ménage on se tranchait la langue. Un voyage de cette espèce cassait l’échine d’un homme de l’âge de Fama. Mais que pouvait-il ? Aller aux funérailles d’un cousin est commandement des coutumes et d’Allah. La piste montait et tournait. Près de vingt ans de vie commune avaient amené Fama et Salimata à se connaître comme la petite carpe et le crocodile cohabitant dans le même bief. Que Fama marie Mariam après les funérailles et retourne dans la capitale, il était aisé d’imaginer ce que ferait Salimata : hypocrite, le premier jour elle se vêtira d’une fausse gentillesse avec des sourires à se fendre, s’emmanchera de faux empressements et de prévenances. « Une femme sans limite », pourrait-on penser. Non ! Erreur ! Attendez ! Un soir, sans aucune raison, elle arrivera silencieuse, comme traversée et cassée par des soucis de foudre. Et ça commencera. Retirée dans un coin, elle bramera des chants avec des paroles philosophant sur la misère humaine, sur la misère des épouses qui nourrissent, vêtent et logent leur mari, sur la misère des épouses devant l’ingratitude des hommes, sur les devoirs des maris, sur la stérilité, sur l’obligation de loger chaque coépouse dans sa chambre, et puis… et puis… bref, des lancées de mauvaise humeur qui finiront par agacer et piquer Fama. « Salimata, que dis-tu ? » « Je ne parle à personne », répondra-t-elle. Et ça continuera. Une atmosphère irrespirable. La querelle, la colère, le ménage mélangé. Des injures aujourd’hui, des baffes demain : impossible de tenir, comme sur une bande de magnas. Un jour il faudra couper. Fama, tu dois penser, considérer, avant d’épouser Mariam. À moins ! à moins ! à moins ! que tu n’acceptes de demeurer au village… — Un incendie ! un incendie ! Ce cri fit sursauter Fama. Et c’était bien cela : un immense feu de brousse comme un orage ; des tourbillons de flammes craquaient, soufflaient, grondaient, tout ce qui lepouvait détalait. La route grouillait de sauterelles. Mais rapidement on traversa l’incendie, les sinistres bouffées de fumée s’éloignèrent. Le spectacle avait réveillé et revigoré Fama, mais le paysage refusait de se renouveler et de plaire. Petit garçon, lorsque Fama creusait les rats avec des camarades, au déboulé du premier sorti ils criaient : « Le rat ! » et tous les autres qui bondissaient après étaient appelés « un autre ». Fama clignait de l’œil, un autre passait. Un autre village, sosie du premier village traversé. Le petit marigot, les cases rondes, le même toit de chaume, puis le bois sacré, les bœufs mâchant paresseusement et les enfants aux fesses nues, aux ventres de gourdes, toujours apeurés, toujours braillards. Après le village il clignait de l’œil. Une autre brousse écrasée par le soleil, le même horizon harmattan, le même ciel serein, puis un autre virage à droite, son arbre de karité penché avec les branches dénudées, sa b***e de singes fuyards et criards toujours surpris, toujours moqueurs. Et enfin un autre parcours droit s’arrêtant au sommet d’une colline avant la descente jusqu’à un autre village. Fama somnolait, on partait mais on n’avançait pas ; il était fatigué, plus épuisé et fini que le fond de culotte d’un garnement. Enfin, de la crête d’une colline de latérite il cligna de l’œil, Bindia apparut dans un halo. Il sursauta. La ville-étape, la halte d’une nuit, la fin de la courbature. Allah en soit loué ! Les cases fumantes entre les manguiers et les flamboyants se rangeaient au pied de deux montagnes rondes et fermées comme les tétons de pucelle de Sali-mata. Ces montagnes piquaient un ciel bleuâtre et cuivré, et entre elles, à l’horizon, le soleil déjà adouci agonisait dans un barbouillage de flamboyants. Le soir était là. Des petites maisons ceinturées de rouge se dissimulaient et se fondaient au loin avec les manguiers dénudés Les rues couleur de miel, craquantes de feuilles mortes, se perdaient dans les touffes de sisal. On traversa le quartier administratif. Les voyageurs débarquèrent au quartier malinké où les cases se serraient dans une odeur de fumée et de pissat de vache. Et à cet instant le soleil tomba derrière une montagne et de l’autre sortirent le brouillard et l’ombre. La nuit enveloppa la ville. Fama fut salué par tout Bindia en honoré, révéré comme un président à vie de la République, du parti unique et du gouvernement, pour tout dire, fut salué en malinké mari de Salimata dont la ville natale était Bindia. Devant sa case, les salueurs se succédèrent, puis en son honneur s’alignèrent les plats de tô, de riz et même on mit à l’attache un poulet et un cabri. Après la dernière prière courbée les palabres éclatèrent. Fama, couché et repu, s’était vautré sur la natte, prêt à dégainer pour sabrer, faucher et vilipender la bâtardise des politiciens et des soleils des Indépendances. On arrêta son élan. Le parti unique de la République interdisait aux villageois d’entendre ce que pourraient conter les arrivants de la capitale sur la politique. Dieu en soit loué, le dire est innombrable comme la bâtardise ! Et Fama dégorgea ses souvenirs et s’enquit des récents décédés, mariés, accouchées et cocus. Et le palabre put se déchaîner autour de la lampe à pétrole sur laquelle se fracassaient et se suicidaient les papillons surgis de la nuit ; les moustiques sifflotaient, ronronnaient et disparaissaient dans l’ombre. Dans l’ombre d’une nuit africaine non bâtardisée (Fama le constata avec joie), crépitante de tous les bruissements del’harmattan : grillottements des grillons, hurlements des hyènes et évidemment les protestations des chiens dans un interminable vacarme d’aboiements et de jappements. Et en dehors du cercle de lumière une seule étoile scintillait dans le ciel, il fallait se pencher pour en apercevoir d’autres entre les toits. Toutes les cases d’en face avaient les stores descendus. Conséquence d’un soleil et d’un voyage invraisemblablement longs, l’échine de Fama commença à se raidir comme une barre de fer et il bâilla à se faire éclater les commissures. Les palabreurs comprirent que le sommeil avait conquis ses paupières. « Nuitez en paix ! Qu’Allah préserve le chemin du voyage de l’accident stupide et de la mauvaise chance ! » Et le cercle se disloqua. Fama fut réveillé en pleine nuit par les picotements de ses fesses, dos et épaules qui cuisaient comme s’il avait couché dans un sillon de chiendent. Le lit de bambou était hérissé de mandibules, était grouillant de punaises et de poux. Le matin était-il loin encore ? Fama écouta la nuit. Les hurlements des hyènes s’étaient tus, mais aux grognements craintifs des chiens grattant les stores, queues serrées entre les pattes, on savait que les fauves guettaient derrière les cases, tout le village devait en puer. De temps en temps on entendait le froufrou des oiseaux de nuit s’échappant des feuillages. Après ces vols d’autres cris retentissaient poussés par des bêtes dont Fama avait oublié, digéré les noms pendant ses vingt ans de sottises dans la capitale. La flamme de la lampe à pétrole vacillait. C’était bien ainsi, car il était toujours dangereux de dormir, c’est-à-dire, pour un Malinké, de libérer son âme dans ces villages de brousse, sans une petite lumière qui veille et éloigne d’autres âmes errantes, les mauvais sorts et les mauvais génies. Bâtard de bâtardise ! Fama était agacé par l’insomnie et se reprocha de ne pas profiter de la veille pour penser à son sort. Réfléchis à des choses sérieuses, légitime descendant des Doumbouya ! Le dernier Doumbouya ! Es-tu, oui ou non, le dernier, le dernier descendant de Souleymane Doumbouya ? Ces soleils sur les têtes, ces politiciens, tous ces voleurs et menteurs, tous ces déhontés, ne sont-ils pas le désert bâtard où doit mourir le fleuve Doumbouya ? Et Fama commença de penser à l’histoire de la dynastie pour interpréter les choses, faire l’exégèse des dires afin de trouver sa propre destinée. À l’heure de la troisième prière, un vendredi, Souleymane, que par déférence on nommait Moriba, arriva à Toukoro suivi d’une colonne de Talibets. Le chef de Toukoro le reconnut, le salua. Depuis des générations on l’attendait. Il leur avait été annoncé. « Un marabout, un grand marabout arrivera du Nord à l’heure de l’ourebi. Retenez-le ! retenez- le ! Offrez-lui terre et case. Le pouvoir, la puissance de toute cette province ira partout où il demeurera, lui ou ses descendants. » Le chef de Toukoro l’avait distingué à sa taille de fromager et à son teint (il serait plus haut, plus clair que tous les hommes du village), à sa monture (il arriverait sur un coursier sans tache). Il avait à le retenir, à le fixer à Toukoro, mais en ce temps-là la fête des moissons occupait huit jours, et pendant ces huit jours femmes et étrangers devaient se cloîtrer, fétiches et masques dansant et criant sur les places et les chemins. Le chef de Toukoro appela son hôte.— Grand marabout ! Bientôt battront les fêtes des moissons. Que tes femmes et élèves accumulent des provisions en eau et nourriture pour une semaine, pour toi et les tiens. — Honorable chef ! Permets-nous pour la période de la fête de nous retirer dans notre lougan… répondit Souleymane. — D’accord, marabout, mais revenez après les fêtes, répondit le chef. Ils ne retournèrent plus. Le lougan se trouvait entre deux terres, et le chef voisin s’y opposa. — S’il est annoncé que le pouvoir prospérera où résidera Souleymane, alors qu’il campe entre nos deux terres. Souleymane et ses Talibets bâtirent un grand campement appelé Togobala (grand campement) et fondèrent la tribu Doumbouya dont Fama restait l’unique légitime descendant. L’histoire de Souleymane est l’histoire de la dynastie Doumbouya. Il existe une autre version. Souleymane et son escorte débouchèrent bien sur Toukoro un vendredi à l’heure de l’ourebi. Le chef de Toukoro dormait, ivre de dolo au milieu de ses sujets qui le secouèrent en disant : « Le grand marabout sur le coursier blanc avec une forte escorte traverse le village. » « Qu’on me laisse dormir ! » se contenta-t-il de murmurer. Quand le chef fut dessoulé, un messager fut aussitôt dépêché. Mais Souleymane ne pouvait plus retourner, il était à mi-chemin entre deux terres, il campa où le messager le rattrapa et planta là de nombreuses paillotes (togobala). Quelle que soit la vraie version, Togobala s’étendit, prospéra comme une termitière, comme une source de savoir où vinrent se désaltérer ceux qui séchaient du manque de la connaissance et de la religion. La descendance de Souleymane coula prodigieuse, vigoureuse, honorée et admirée, compta de grands savants, de grands saints jusqu’à la conquête du Horodougou par les Malinkés musulmans du Nord. Méprisants pour les Bambaras originaires, les conquérants proposèrent la puissance au descendant de Souleymane Doumbouya. Il s’appelait Bakary. Et Bakary ne devait pas accepter. Les Bambaras avaient comblé ses ancêtres d’honneurs et de terres, et le pouvoir d’une province se prend par les armes, le sang et le feu ; celui qu’on acquiert par l’ingratitude, la ruse, est illégitime et éphémère et ce pouvoir se meurt dans le plus grand malheur. Toute puissance illégitime porte, comme le tonnerre, la foudre qui brûlera sa fin malheureuse. Bakary s’en alla consulter, prier, adorer Allah et les ancêtres. Une nuit, une voix s’exclama : — Merci, Bakary ! Merci des offrandes ! Prends la puissance ! Les lois ne se démentiront pas, mais à cause de ta piété on fera des accommodements. Ta descendance coulera, faiblira, séchera jusqu’à disparaître, comme les puissants courants qui se déversent de la montagne grossissent, puis faiblissent et meurent dans la vallée sablonneuse et désertique, loin de la mer et des fleuves. — Je renonce à la puissance, répondit Bakary refroidi.
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