Mer’deux Vous pensez si je ne tarde pas à arriver au commissariat. Je rentre. Je ne me fais pas annoncer par le permanent de l’accueil, qui n’est d’ailleurs pas à son poste, et je file directos sonner à la porte du patron. Saint Antoine vient m’ouvrir en personne et m’invite à entrer. — Je reste pas. Je dois être à Montrouge dans moins d’une heure, exagéré-je afin de ne pas m’éterniser dans cet endroit qui me met mal à l’aise. — Je vous offre quand même un café. Bon ! S’il me prend par les sentiments. Et, en plus, je ne voudrais pas paraître impoli à mon bienfaiteur du jour. Jamais une affaire si rondement menée ne m’aura rapporté autant. Je décide donc, en m’asseyant dans son fauteuil, de donner une petite prime à mes deux potes. Car, après tout, c’est bien grâce à eux que j’ai pu con


