– Je suis fatiguée de mon voyage et voudrais aller me coucher. Où est la servante ? Conduisez-moi à elle, puisqu’elle ne vient pas. – Il n’y en a pas. Il faudra que vous fassiez votre service vous-même. – Où dois-je coucher, alors ? sanglotai-je. J’avais perdu tout amour-propre, accablée que j’étais de fatigue et de misère. – Joseph vous montrera la chambre de Heathcliff. Ouvrez cette porte… il est là. J’allais obéir, mais il m’arrêta tout à coup et ajouta sur le ton le plus singulier : – Ayez l’obligeance de tourner votre clef et de tirer votre verrou… n’y manquez pas ! – Bien, dis-je. Mais pourquoi, Mr Earnshaw ? Je n’aimais pas beaucoup l’idée de m’enfermer volontairement avec Heathcliff. – Regardez, répondit-il en tirant de son gilet un pistolet de fabrication curieuse, avec un


