32 Quelqu’un marche sur le pont. Roger et les frères de Fabio, bien sûr. Ils ont planqué la voiture et les motos et nous rejoignent déjà. Jo me regarde et comprend tout de suite la situation, sans même que j’ai eu besoin de prononcer un seul mot : les Corses sont recherchés, je suis recherché ; Roger est connu ; Bob, Peter et Tom font beaucoup trop Américains. Il va donc devoir s’y coller. J’espère juste que personne ne lui parlera… Il abandonne son verre sur la table et remonte la fermeture de son blouson, dissimulant son arme. Il disparaît et c’est désormais sur lui que nous devons compter pour notre couverture extérieure. Ma confiance en lui est totale. — Monsieur Granetti, commence Roger, le plein en carburant est fait ; il y a des vivres pour dix personnes ; pour plusieurs jo


