7

1121 Mots

7 Deux semaines passèrent encore. Un soir, Fournil entra. Mes hématomes au visage s'estompaient et ma lèvre avait dégonflé même si quelques coupures étaient encore un peu visibles. La lampe nue du plafond diffusait une lumière blafarde et je m’efforçais de croire qu’elle était insuffisante pour que mon père spirituel puisse me reconnaître. Le vieil homme resta un moment sur l'encadrement de la porte. Il semblait réfléchir. Au bout de quelques minutes qui me parurent interminables, il se décida enfin à parler, d’une voix tremblante : — Je ne peux rien pour toi, tu sais… dit-il. J'espère juste que Paul va revenir, c’est tout… Et il sortit, refermant la porte à double tour derrière lui. Granetti était-il déjà passé en Italie ? Le lundi suivant, je m'apprêtais à subir les habituels sa

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER