De gigantesques monolithes aux teintes cuivrées et violacées voltigeaient au-dessus du sol, telles d’immenses colonnes de granit. La base était large, en forme d’octogone, la pointe se dressait comme un à-pic et semblait aussi tranchante qu’une lame de rasoir. La terre était rongée, craquelée, et les montagnes se découpaient comme si on les avait tranchées à coups de hache désordonnés. Tout semblait souffrir : le sol, l’air, les faibles rigoles d’eau que je discernais creusées dans une terre sèche. La moindre parcelle du monde était à l’agonie. Je ne distinguais aucun oiseau, aucun insecte, aucun semblant de vie autour de moi. Où que mon regard se portait, un désert de rocailles s’étendait à perte de vue. Il ressemblait à la vallée d’os de mon cauchemar, sinon que les squelettes ne s’entas


