Je me réveillai dans le lit de la cabine, au sec. Je me redressai sur les coudes, me rendis compte que j’étais nu comme un ver et cherchai mon pourpoint dans la petite pièce. Je le trouvai sur la chaise un peu plus loin. Je m’étirai, grommelai, rampai presque jusqu’à lui, l’attirai contre moi et me laissai retomber parmi les draps. Je fouillai la poche de ma veste, en sortis une cigarette que je m’empressai d’allumer. Je tirai une longue bouffée d’Herbes à Prophètes qui remplit mes poumons d’une béatitude délétère et illusoire. La Loi d’Acier, hein ? C’était bel et bien clair désormais : Tel-Chire était à nos trousses. Un frisson glacé longea ma colonne vertébrale. De toutes les éventualités de ma vie, je n’aurais jamais cru un jour cela possible. Je m’adossai contre la cloison et fixai


