44. Épilogue Chez la tante de Pacifique – 15 heures Par la fenêtre, on voyait les montagnes tout autour. Oubliés pour quelques minutes le béton, la pollution, les klaxons des voitures, le chômage, la bêtise humaine, le sang, les larmes. Pacifique habiterait là pour une durée indéterminée, dans un quartier grenoblois, au quatrième étage d’un immeuble tout en longueur qui en comptait dix avec vue sur la chaîne de Belledonne. Pas envie de jouer à la console – que sa tante lui avait offerte, l’ancienne s’étant envolée en fumée – pas envie de traîner avec les copains en ce mercredi après-midi. L’adolescent se tenait près de la fenêtre. Des pensées négatives lui avaient traversé l’esprit, mais il regardait à présent, amusé, le quartier vivre autour de lui. Des vieux jouaient aux cartes, assis


