34. Course-poursuite Quais de Grenoble – Mercredi, 15 heures L’Isère n’est pas le Styx, mais la Grande Faucheuse la côtoie souvent et se sert d’elle à sa guise, charriant des cadavres suicidés ou parfois même des victimes d’homicide. En cet après-midi d’hiver, le soleil parvenait à peine à transpercer les nuages. Sur les quais, le promeneur avisé pouvait se mouvoir hors des sentiers battus. Il suffisait de descendre à hauteur de la porte de France et d’oser passer devant un mini-bidonville fait de caravanes et d’épaves occupées par des habitants au regard désenchanté. Il fallait juste espérer que leurs chiens n’aient pas trop faim. On continuait un peu et on tombait nez à nez avec des graffitis. Ces œuvres éphémères s’étalaient sur plus d’un kilomètre, champ de bataille de la liberté d’


