Je retraverse le parc dans l’autre sens en frissonnant lorsque je passe de nouveau près de la balle. J’ai envie de la prendre, de la jeter à terre et de sauter dessus, mais je résiste à mon envie. Ce serait futile : rien de ce que je pourrais faire à cette balle dans le Calme ne changera son trajet potentiellement mortel lorsque je reviendrai dans le monde réel. Quelques pensées me viennent à l’esprit au hasard. Avais-je bien fait de Pousser ? Suis-je en train de devenir le monstre que craint la communauté des Lecteurs ? Le monstre que je crains ? J’essaie de me convaincre que oui, j’ai bien fait de le faire. C’était nécessaire. Si je n’avais rien fait, la balle qui est toujours en l’air aurait été suivie par d’autres, jusqu’à ce que le travail du tireur soit fait. Jusqu’à ce qu’il tue


