13 Je me sens très bien. Le fait que Betty soit sur le point de me tuer ne me préoccupe même plus tellement. Ma seule pensée est que je ne suis pas étonné que des gens gâchent leur vie pour prendre de la morphine. C’est plutôt génial. J’entends une porte s’ouvrir quelque part. Je ne suis que modérément intéressé. Je vois Betty avec un oreiller dans les mains. Cela me rappelle que je suis censé me souvenir de quelque chose, mais je suis distrait par une démangeaison étrange de mon bras. Lorsque je gratte, c’est fabuleux. Puis Betty pose l’oreiller sur ma tête. Mon rythme respiratoire est plus lent que d’habitude à cause de la morphine. Un souvenir fait surface, et à travers mon brouillard opiacé, je me rends compte que cet oreiller me donnera encore plus de mal à respirer. C’est ça, j


