Consolation Dans la vallée écrasée de sécheresse, s’étirant entre gorges et prairies, le berger porte son fils lacéré par les griffes de l’ours des montagnes. L’enfant a bravé la mort et il y a succombé. En marquant son âme instinctive, la bête a aussi touché son esprit originel et constructif. Le fiston a achevé son voyage de vie, son âme est absorbée dans le divin. Telle est la pensée du père du défunt, soufi depuis peu. Il chante, à l’adresse des monts du Zagros, un poème de Djalàl Al-Din Rùmi. Notre mort, c’est nos noces avec l’éternité. Quel est son secret ? Dieu est un. Le soleil se divise en passant par les ouvertures de la maison ; Quand ces ouvertures sont fermées, la multiplicité disparaît. Cette multiplicité existe dans les grappes : Elle ne se trouve plus dans le suc qui


