« —Ça n'a pas toujours été le cas... D'ailleurs, si tu veux savoir, c'est ton droit. T'es lieut... —Non, l'interromps-je. Je n'ai rien besoin de savoir de ce que tu préfères garder pour toi. » C'est lui maintenant qui creuse du regard le fond de son écuelle. Alors même si je parviens un jour à trouver une femme assez tordue pour m'aimer, les blessures de mon esprit resteront, comme lui ? « —Elle ne sait rien de tout ça, lâche-t-il avec l'angoisse sur le visage. Elle me connaît à peine... Je suis un vrai débile de pas lui avoir parlé de tout ça avant... —Elle aime ce que tu es aujourd'hui, dis-je simplement. Si tu as changé, à quoi bon te haïr pour ton passé ? » Je lui rend sa claque de titan en plein sur l'omoplate. « Tu te flagelle bien assez l'esprit toi-même, à cause de cette autre


