XV La tunique retrouvée (fin) « La voilà bien la preuve que chacun tient comme à ses yeux à ce qui lui appartient : qu’ils nous rendent notre tunique et qu’ils reprennent leur manteau. » L’échange n’aurait pas déplu au campagnard et à sa femme, mais deux hommes de loi, rapaces nocturnes qui comptaient bien faire argent du manteau, insistaient pour qu’il fût déposé entre leurs mains et que le lendemain le juge tranchât notre querelle, car il ne s’agissait pas seulement de ce qui faisait l’objet du litige. L’affaire était autrement grave et nécessitait une enquête, puisque, de l’une et l’autre part, il y avait présomption de vol. Déjà le séquestre allait triompher, un homme au front chauve et couvert d’excroissances, un vague agent d’affaires qui plaidait quand il pouvait, avait pris pos


