Mardi 5 décembre 1961 Martina dort déjà. Je vais bientôt la rejoindre. J’ai lu ce matin un entrefilet dans Le Parisien libéré : Une étrange disparition à Montreuil. On est sans nouvelles depuis plusieurs semaines de Mme Louise Morange, veuve sans enfants, domiciliée au 2 Villa Saint-Antoine. Les volets fermés de sa maison et l’absence de son véhicule plaident en faveur d’un départ volontaire avant qu’elle ne se volatilise sans laisser de traces. La police enquête. Bon courage à la police ! Retrouver Louise Morange sous plusieurs mètres d’eau dans le lac de Pareloup, à quelque sept cents kilomètres de Montreuil, autant s'échiner à la quête d'une aiguille dans une botte de foin ! Une statistique : voilà ce qu’elle deviendra lorsque les enquêteurs abandonneront leurs recherches. Un chiff


