Chapitre 20 : Amyliana C’est seule que je me réveille enroulée dans ces draps qui ne m’appartiennent pas. Il est neuf heures, et il est déjà parti. Il aurait pu rester, m’embrasser, me dire qu’il a passé un agréable moment, même si ça n’aurait pas été plus loin entre nous. Il aurait pu me serrer dans ses bras juste une dernière fois ; me dire encore ses mots doux et bruts à la fois, ceux qui me blessent, ceux qui le caractérisent si bien. J’oscille entre déception et lassitude. Une seule fois. On l’a dit, on l’a fait et c’en est terminé. Qu’avais-je espéré ? A est un mec comme un autre : il désire, prend ce qu’on lui offre, et part. Je suis une prostituée, habituée à ce genre de traitements, à recevoir du sexe sans tendresse une fois que l’acte est fait, mais... J’avais espéré qu’il com


