Chapitre 30 — Amyliana Je reste sur le trottoir, jusqu’à ce que sa voiture devienne un point noir, au loin. Je reste là, debout, les larmes aux yeux et le sourire jusqu’aux oreilles en pensant à ce que je viens de lui avouer. Certains diraient que ça ne compte pas puisqu’il n’a rien compris, mais pour moi, j’ai l’impression d’avoir sauté d’un avion, un parachute dans le dos en soufflant ces mots. Parce que je l’avoue à moi-même, je le reconnais : je suis amoureuse d’Aaron. Il m’a conquise. J’adore ses yeux brillants d’une intensité que j’ai rarement vue chez quelqu’un d’autre, je chéris sa voix rauque et cassée. J’affectionne toute cette peau noircie d’encre que je découvre un peu plus chaque nuit, et les dessins que ces gribouillages représentent. Sans compter la sensation qu’il me pro


