Peut-être, peut-être, que mon père m'écouterait. Peut-être que je pourrais lui faire comprendre qu'Alessandro… qu'Alessandro n'était pas l'ennemi. C'est le père de mes enfants, et je ne voulais pas la guerre. Je ne voulais pas le perdre définitivement, mais je savais aussi que mon père n'était pas un homme qu'on pouvait raisonner. C'était un homme qui ne comprenait que le pouvoir, et il avait déjà pris sa décision. Quelques minutes plus tard, l'infirmière revint avec Marco, le garde du corps en chef de mon père. C'était un homme imposant, au regard froid comme la glace. Il ne parlait pas beaucoup, mais je savais à sa démarche qu'il avait reçu des instructions. Il était là pour s'assurer que je ne tente pas de m'échapper, pour me garder sous clé. Mon père m'avait clairement fait com


