La Forêt des Ancienne

1908 Mots

MIDAS La forêt entière devient silencieuse dès qu'il fait le premier pas dans son ombre. Comme un seul organisme retenant son souffle en attente. Ou un prédateur observant sa proie ; traquant... observant... attendant le moment parfait pour bondir, pour attaquer. Midas roule ses épaules et inspire l'air vicié et immobile. « Qu'ils viennent. » Il marche sous des bosquets sans soleil, dans des mares de ténèbres ponctuées seulement par de minces rayons de lumière lunaire argentée traversant les feuilles. Les arbres imposants le regardent d'un air menaçant comme s'ils désapprouvaient son intrusion dans leur espace. Des chênes hurlants d'un magnifique brun acajou le jour, transformés dans l'obscurité en visages grotesques contorsionnés de douleur, des bois de sang tordus avec de la sèv

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