Clara: La nuit semblait interminable. Je restais allongée sur mon lit, les yeux fixés sur le plafond, comme si j’attendais que le sommeil vienne me libérer de cette douleur qui m’oppressait la poitrine. Mais le sommeil se refusait à moi, me laissant seule avec mes pensées, mes peurs, et ces larmes qui coulaient sans fin sur mes joues. Quelques heures plus tôt, Peter était venu me voir, son visage empreint d’une tristesse que je n’avais jamais vue auparavant. Quand il m’avait annoncé que son père voulait l’envoyer dans une autre ville, loin d’ici, loin de moi, mon monde s’était effondré. J’avais tenté de garder mon calme, d’être forte pour lui, mais la vérité, c’est que j’étais brisée. Les larmes avaient commencé à couler dès qu’il avait franchi le seuil de la porte. J’avais voulu courir


