Ton parrain, DENIS MINORET. » À cette lettre était jointe, sur un carré de papier timbré, la pièce suivante : « CECI EST MON TESTAMENT. Moi, Denis Minoret, docteur en médecine, domicilié à Nemours, sain d’esprit et de corps, ainsi que la date de ce testament le démontre, lègue mon âme à Dieu, le priant de me pardonner mes longues erreurs en faveur de mon sincère repentir. Puis, ayant reconnu en monsieur le vicomte Savinien de Portenduère une véritable affection pour moi, je lui lègue trente-six mille francs de rente perpétuelle trois pour cent, à prendre dans ma succession, par préférence à tous mes héritiers. Fait et écrit en entier de ma main, à Nemours, le onze janvier mille huit cent trente-et-un. DENIS MINORET. » Sans hésiter, le maître de poste, qui pour être bien seul s’était


