DEUXIÈME PARTIE - La succession Minoret-14

2024 Mots

– Je ne les ai pas. – Mais si je vous les donnais, à la condition d’acheter une terre en Bretagne, dans le pays de madame de Portenduère qui consentirait alors à votre mariage avec son fils ?… – Monsieur Minoret, dit Ursule, je n’ai point de droits à une somme si considérable, et je ne saurais l’accepter de vous. Nous sommes très peu parents et encore moins amis. J’ai trop subi déjà les malheurs de la calomnie pour vouloir donner lieu à la médisance. Qu’ai-je fait pour mériter cet argent ? Sur quoi vous fonderiez-vous pour me faire un tel présent ? Ces questions, que j’ai le droit de vous adresser, chacun y répondrait à sa manière, on y verrait une réparation de quelque dommage, et je ne veux point en avoir reçu. Votre oncle ne m’a point élevé dans des sentiments ignobles. On ne doit acc

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