DEUXIÈME PARTIE La succession Minoret L’action commença par le jeu d’un ressort tellement usé dans la vieille comme dans la nouvelle littérature, que personne ne pourrait croire à ses effets en 1829, s’il ne s’agissait pas d’une vieille Bretonne, d’une Kergarouët, d’une émigrée ! Mais, hâtons-nous de le reconnaître ; en 1829, la noblesse avait reconquis dans les mœurs un peu du terrain perdu dans la politique. D’ailleurs, le sentiment qui gouverne les grands parents dès qu’il s’agit des convenances matrimoniales est un sentiment impérissable, lié très étroitement à l’existence des sociétés civilisées et puisé dans l’esprit de famille. Il règne à Genève comme à Vienne, comme à Nemours où Zélie Levrault refusait naguère à son fils de consentir à son mariage avec la fille d’un bâtard. Néanm


