DEUXIÈME PARTIE - La succession Minoret-3

2467 Mots

À MADEMOISELLE URSULE MIROUET. « Chère Ursule, je suis un peu Breton ; et, une fois mon parti pris, rien ne m’en fait changer. Votre tuteur, que Dieu conserve encore longtemps, a raison ; mais ai-je donc tort de vous aimer ? Aussi voudrais-je seulement savoir de vous si vous m’aimez. Dites-le-moi, ne fût-ce que par un signe, et c’est alors que ces quatre années deviendront les plus belles de ma vie ! Un de mes amis a remis à mon grand-oncle, le vice-amiral de Kergarouët, une lettre où je lui demande sa protection pour entrer dans la marine. Ce bon vieillard, ému par mes malheurs, m’a répondu que la bonne volonté du roi serait contrecarrée par les règlements dans le cas où je voudrais un grade. Néanmoins, après trois mois d’études à Toulon, le ministre me fera partir comme maître de timon

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