LII Géraldine Buisson avait donc demandé à Mirta de rester sur Vannes, finalement, elle préférait “digérer” seule. La venue de son amie n’aurait rien arrangé. Malgré sa douleur, elle se dit qu’elle devait continuer en mémoire de Conrad. Et puis, désormais, elle avait une nouvelle raison de reprendre la route. Ce Jean Landrezac, ce Jeannot insignifiant, avait pu assassiner son stagiaire et cela lui donnait de nouvelles forces. Le circonscrire, puis lui faire rendre gorge. D’ordinaire, c’était une apôtre de la non-violence, mais là, elle ne savait pas quelle réaction l’animerait. Sur le moment, elle aurait envie de tuer. Elle avait réussi à convaincre Julien Destrac, le beau lieutenant et, avec l’accord de son boss, c’était lui maintenant qui l’accompagnait. — C’est à cette seule condition


