Cette femme nouvelle paraissait tout d’abord savoir et comprendre une foule de choses ; à tel point qu’on se demandait avec un profond étonnement où elle avait pu acquérir tant de connaissances et se former des notions aussi précises. Était-il possible que ce fût en consultant les livres de sa bibliothèque de jeune fille ? Mieux encore : elle raisonnait sur bien des points comme un homme de loi et elle avait une connaissance positive, sinon du monde, du moins de la façon dont certaines affaires s’y traitent. En second lieu, son caractère s’était radicalement modifié : il n’avait plus rien de cette timidité de pensionnaire qui s’alliait naguère à une insaisissable et parfois charmante vivacité ; plus rien de cette candeur, tantôt triste et rêveuse, tantôt étonnée et défiante, qui était all


