VIII-3

1066 Mots

Elle prononça ces paroles sans détacher les yeux de son ouvrage et sur un ton qui, de fait, paraissait calme. Gania en fut surpris mais se tut prudemment et regarda sa mère, attendant de plus amples explications. Les scènes domestiques ne lui avaient coûté que trop cher. Nina Alexandrovna remarqua sa retenue et ajouta avec un sourire amer : – Tu doutes encore et tu le défies de moi. Rassure-toi : de mon côté du moins, il n’y aura plus ni larmes ni prières. Tout mon désir est de te voir heureux, et tu le sais. Je me suis soumise à la destinée, mais mon cœur te suivra toujours, que nous restions ensemble ou que nous nous séparions. Je ne réponds naturellement que de moi-même ; tu ne saurais en demander autant de ta sœur… – Ah ! encore elle ! s’exclama Gania en décochant à sa sœur un regard

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