Septième et dernier dialogueMME DE SAINT-ANGE, EUGÉNIE, LE CHEVALIER, AUGUSTIN, DOLMANCÉ, MME DE MISTIVAL MME DE MISTIVAL, à Mme de Saint-Ange : Je vous prie de m’excuser, madame, si j’arrive chez vous sans vous prévenir ; mais on dit que ma fille y est, et comme son âge ne permet pas encore qu’elle aille seule, je vous prie, madame, de vouloir bien me la rendre, et de ne pas désapprouver ma démarche. MME DE SAINT-ANGE : Cette démarche est des plus impolies, madame ; on dirait, à vous entendre, que votre fille est en mauvaises mains. MME DE MISTIVAL : Ma foi, s’il faut en juger par l’état où je la trouve, elle, vous et votre compagnie, madame, je crois que je n’ai pas grand tort de la juger fort mal ici. DOLMANCÉ : Ce début est impertinent, madame, et sans connaître précisément les de


