En vain les femmes doivent-elles faire parler pour leur défense, ou la pudeur ou leur attachement à d’autres hommes ; ces moyens chimériques sont nuls ; nous avons vu plus haut combien la pudeur était un sentiment factice et méprisable ; l’amour, qu’on peut appeler la folie de l’âme, n’a pas plus de titres pour légitimer leur constance, ne satisfaisant que deux individus, l’être aimé et l’être aimant ; il ne peut servir au bonheur des autres, et c’est pour le bonheur de tous, et non pour un bonheur égoïste et privilégié, que nous ont été données les femmes. Tous les hommes ont donc un droit de jouissance égal sur toutes les femmes ; il n’est donc aucun homme qui, d’après les lois de la nature, puisse s’ériger sur une femme un droit unique et personnel ; la loi qui les obligera de se prosti


