Troisième dialogue-2

1974 Mots
MME DE SAINT-ANGE : A merveille… Tenez, êtes-vous satisfait ? (Elles s’enlacent l’une dans l’autre, de manière à ce que leurs deux culs soient en face de Dolmancé.) DOLMANCÉ : On ne saurait davantage : voilà précisément ce que je demandais ; agitez maintenant ces beaux culs de tout le feu de la lubricité ; qu’ils se baissent et se relèvent en cadence, qu’ils suivent les impressions dont le plaisir va les mouvoir… Bien, bien, c’est délicieux ! EUGÉNIE : Ah ! ma bonne, que tu me fais de plaisir… Comment appelle-t-on ce que nous faisons là ? MME DE SAINT-ANGE : Se branler, ma mie, … se donner du plaisir ; mais, tiens, changeons de posture, examine mon con… c’est ainsi que se nomme le temple de Vénus ; cet antre que ta main couvre, examine-le bien, je vais l’entrouvrir ; cette élévation dont tu vois qu’il est couronné s’appelle la motte ; elle se garnit de poils communément à quatorze ou quinze ans, quand une fille commence à être réglée. Cette languette qu’on trouve au-dessous se nomme le c******s. Là gît toute la sensibilité des femmes, c’est le foyer de toute la mienne ; on ne saurait me chatouiller cette partie sans me voir pâmer de plaisir… Essaie-le… Ah ! petite friponne, comme tu y vas… On dirait que tu n’as fait que cela toute ta vie.., arrête… arrête… Non, te dis-je, je ne veux pas me livrer… Ah contenez-moi, Dolmancé, sous les doigts enchanteurs de cette jolie fille, je suis prête à perdre la tête. DOLMANCÉ : Eh bien ! pour attiédir, s’il se peut, vos idées en les variant, branlez-la vous-même ; contenez-vous, et qu’elle seule se livre… Là, oui, dans cette attitude ; son joli cul, de cette manière, va se trouver sous mes mains ; je vais le polluer légèrement d’un doigt… Livrez-vous, Eugénie, abandonnez tous vos sens au plaisir, qu’il soit le seul dieu de votre existence ; c’est à lui seul qu’une jeune fille doit tout sacrifier, et rien à ses yeux ne doit être aussi sacré que le plaisir. EUGÉNIE : Ah ! rien au moins n’est aussi délicieux, je l’éprouve… Je suis hors de moi… Je ne sais plus ce que je dis, ni ce que je fais… quelle ivresse s’empare de mes sens DOLMANCÉ : Comme la petite friponne décharge… Son anus se resserre à me couper le doigt… Qu’elle serait délicieuse à e*****r dans cet instant ! (Il se lève et présente son vit au trou du cul de la jeune fille.) MME DE SAINT-ANGE : Encore un moment de patience. Que l’éducation de cette chère fille nous occupe seule… Il est si doux de la former. DOLMANCÉ : Eh bien ! Tu le vois, Eugénie, après une pollution plus ou moins longue, les glandes séminales se gonflent et finissent par exhaler une liqueur dont l’écoulement plonge la femme dans le transport le plus délicieux. Cela s’appelle décharger, quand ta bonne amie le voudra, je te ferai voir de quelle manière plus énergique et plus impérieuse cette même opération se fait dans les hommes. MME DE SAINT-ANGE : Attends, Eugénie, je vais maintenant t’apprendre une nouvelle manière de plonger une femme dans la plus extrême volupté, écarte bien tes cuisses… Dolmancé, vous voyez que de la façon dont je la place son cul vous reste, gamahuchez-le-lui pendant que son con va l’être par ma langue, et faisons-la pâmer entre nous, ainsi, trois ou quatre fois de suite, s’il se peut. Ta motte est charmante, Eugénie, que j’aime à b****r ce petit poil follet… Ton c******s, que je vois mieux maintenant, est peu formé, mais bien sensible… Comme tu frétilles… Laisse-moi t’écarter… Ah ! tu es bien sûrement vierge, dis-moi l’effet que tu vas éprouver dès que nos langues vont s’introduire, à la fois, dans tes deux ouvertures. (On exécute.) EUGÉNIE : Ah ! ma chère. C’est délicieux, c’est une sensation impossible à peindre ; il me serait bien difficile de dire laquelle de vos deux langues me plonge mieux dans le délire. DOLMANCÉ : Par l’attitude où je me place, mon vit est très près de vos mains, madame ; daignez le branler, je vous prie, pendant que je s**e ce cul divin. Enfoncez davantage votre langue, madame, ne vous en tenez pas à lui s***r le c******s, faites pénétrer cette langue voluptueuse jusque dans la matrice, c’est la meilleure façon de hâter l’é*********n de son foutre. EUGÉNIE, se roidissant : Ah ! je n’en peux plus, je me meurs, ne m’abandonnez pas, mes amis, je suis prête à m’évanouir. (Elle décharge au milieu de ses deux instituteurs.) MME DE SAINT-ANGE : Eh bien ! ma mie, comment te trouves-tu du plaisir que nous t’avons donné ? EUGÉNIE : Je suis morte, je suis brisée.., je suis anéantie… Mais expliquez-moi, je vous prie, deux mots que vous avez prononcés et que je n’entends pas ; d’abord que signifie matrice ? MME DE SAINT-ANGE : C’est une espèce de vase ressemblant à une bouteille dont le cou embrasse le membre de l’homme, et qui reçoit le foutre produit chez la femme par le suintement des glandes, et, dans l’homme, par l’é*********n que nous te ferons voir ; et du mélange de ces liqueurs naît le germe qui produit tour à tour des garçons ou des filles. EUGÉNIE : Ah ! j’entends ; cette définition m’explique en même temps le mot foutre que je n’avais pas d’abord bien compris. Et l’union des semences est-elle nécessaire à la formation du fœtus ? MME DE SAINT-ANGE : Assurément, quoiqu’il soit néanmoins prouvé que ce fœtus ne doive son existence qu’au foutre de l’homme ; élancé seul, sans mélange avec celui de la femme, il ne réussirait cependant pas ; mais celui que nous fournissons ne fait qu’élaborer, il ne crée point, il aide à la création, sans en être la cause ; plusieurs naturalistes modernes prétendent même qu’il est inutile, d’où les moralistes, toujours guidés par la découverte de ceux-ci, ont conclu, avec assez de vraisemblance, qu’en ce cas l’enfant formé du sang du père ne devait de tendresse qu’à lui. Cette assertion n’est point sans apparence, et, quoique femme, je ne m’aviserais pas de la combattre. EUGÉNIE : Je trouve dans mon cœur la preuve de ce que tu me dis, ma bonne, car j’aime mon père à la folie, et je sens que je déteste ma mère. DOLMANCÉ : Cette prédilection n’a rien d’étonnant ; j’ai pensé tout de même ; je ne suis pas encore consolé de la mort de mon père, et lorsque je perdis ma mère, je fis un feu de joie… je la détestais cordialement. Adoptez, sans crainte, ces mêmes sentiments, Eugénie, ils sont dans la nature. Uniquement formés du sang de nos pères, nous ne devons absolument rien à nos mères, elles n’ont fait d’ailleurs que se prêter dans l’acte, au lieu que le père l’a sollicité ; le père a donc voulu notre naissance pendant que la mère n’a fait qu’y consentir ; quelle différence pour les sentiments ! MME DE SAINT-ANGE : Mille raisons de plus sont en ta faveur, Eugénie ; s’il est une mère au monde qui doive être détestée, c’est assurément la tienne, acariâtre, superstitieuse, dévote, grondeuse… et d’une pruderie révoltante ; je gagerais que cette bégueule n’a pas fait un faux pas dans sa vie ; ah ! ma chère, que je déteste les femmes vertueuses… mais nous y reviendrons. DOLMANCÉ : Ne serait-il pas nécessaire, à présent, qu’Eugénie, dirigée par moi, apprît à rendre ce que vous venez de lui prêter, et qu’elle vous branlât sous mes yeux ? MME DE SAINT-ANGE : J’y consens, je le crois même utile, et sans doute que, pendant l’opération, vous voulez aussi voir mon cul, Dolmancé ? DOLMANCÉ : Pouvez-vous douter, madame, du plaisir avec lequel je lui rendrai mes plus doux hommages ? MME DE SAINT-ANGE, lui présentant les fesses : Eh bien ! me trouvez-vous comme il faut ainsi ? DOLMANCÉ : A merveille, je puis au mieux vous rendre, de cette manière, les mêmes services dont Eugénie s’est si bien trouvée. Placez-vous à présent, petite folle, la tête bien entre les jambes de votre amie, et rendez-lui, avec votre jolie langue, les mêmes soins que vous venez d’en obtenir. Comment donc ! mais par l’attitude je pourrai posséder vos deux culs, je manierai délicieusement celui d’Eugénie, en suçant celui de sa belle amie… Là, bien… Voyez comme nous sommes ensemble. MME DE SAINT-ANGE, se pâmant : Je me meurs, sacredieu !… Dolmancé, que j’aime à toucher ton beau vit, pendant que je décharge… Je voudrais qu’il m’inondât de foutre… Branlez… s***z-moi, foutredieu ! Ah ! que j’aime à faire la p****n quand mon sperme é*****e ainsi… C’est fini, je n’en puis plus… vous m’avez accablée tous les deux, je crois que de mes jours je n’eus tant de plaisir. EUGÉNIE : Que je suis aise d’en être la cause ; mais un mot, chère amie, un mot vient de t’échapper encore, et je ne l’entends pas. Qu’entends-tu par cette expression de p****n ? Pardon, mais tu sais que je suis ici pour m’instruire. MME DE SAINT-ANGE : On appelle de cette manière, ma toute belle, ces victimes publiques de la débauche des hommes, toujours prêtes à se livrer à leur tempérament ou à leur intérêt ; heureuses et respectables créatures, que l’opinion flétrit, mais que la volupté couronne, et qui, bien plus nécessaires à la société que les prudes, ont le courage de sacrifier pour la servir, la considération que cette société ose leur enlever injustement. Vivent celles que ce titre honore à leurs yeux Voilà les femmes vraiment aimables, les seules véritablement philosophes ! Quant à moi, ma chère, qui depuis douze ans travaille à le mériter, je t’assure que loin de m’en formaliser, je m’en amuse ; il y a mieux, j’aime qu’on me nomme ainsi quand on me fout, cette injure m’échauffe la tête. EUGÉNIE : Oh ! je le conçois, ma bonne, je ne serais pas fâchée non plus que l’on me l’adressât, encore bien moins d’en mériter le titre ; mais la vertu ne s’oppose-t-elle pas à une telle inconduite, et ne l’offensons-nous pas en nous comportant comme nous le faisons ? DOLMANCÉ : Ah renonce aux vertus, Eugénie, est-il un seul des sacrifices qu’on puisse faire à ces fausses divinités, qui vaille une minute des plaisirs que l’on goûte en les outrageant ? Va, la vertu n’est qu’une chimère dont le culte ne consiste qu’à des immolations perpétuelles, qu’à des révoltes sans nombre contre les inspirations du tempérament ; de tels mouvements peuvent-ils être naturels ? la Nature conseille-t-elle ce qui l’outrage ? Ne sois pas la dupe, Eugénie, de ces femmes que tu entends nommer vertueuses, ce ne sont pas, si tu veux, les mêmes passions que nous qu’elles servent, mais elles en ont d’autres, et souvent bien plus méprisables… C’est l’ambition, c’est l’orgueil, ce sont des intérêts particuliers, souvent encore la froideur seule d’un tempérament qui ne leur conseille rien ; devons-nous quelque chose à de pareils êtres, je le demande ? n’ont-elles pas suivi les uniques impressions de l’amour de soi ? Est-il donc meilleur, plus sage, plus à propos de sacrifier à l’égoïsme qu’aux passions ? Pour moi, je crois que l’un vaut bien l’autre, et qui n’écoute que cette dernière voix, a bien plus de raison sans doute, puisqu’elle est seule l’organe de la Nature, tandis que l’autre n’est que celle de la sottise et du préjugé. Une seule goutte de foutre éjaculée de ce membre, Eugénie, m’est plus précieuse que les actes les plus sublimes d’une vertu que je méprise. EUGÉNIE (Le calme s’étant un peu rétabli pendant ces dissertations, les femmes revêtues de leurs simarres, sont à demi couchées sur le canapé, et Dolmancé auprès d’elles dans un grand fauteuil) : Mais il est des vertus de plus d’une espèce que pensez-vous, par exemple, de la piété ? DOLMANCÉ : Que peut être cette vertu pour qui ne croit pas à la religion ? et qui peut croire à la religion ? Voyons, raisonnons avec ordre, Eugénie, n’appelez-vous pas religion le pacte qui lie l’homme à son Créateur, et qui l’engage à lui témoigner, par un culte, la reconnaissance qu’il a de l’existence reçue de ce sublime auteur ? EUGÉNIE : On ne peut mieux le définir. DOLMANCÉ : Eh bien ! s’il est démontré que l’homme ne doit son existence qu’aux plans irrésistibles de la Nature ; s’il est prouvé qu’aussi ancien sur ce globe que le globe même, il n’est, comme le chêne, comme le lion, comme les minéraux qui se trouvent dans les entrailles de ce globe, qu’une production nécessitée par l’existence du globe, et qui ne doit la sienne à qui que ce soit ; s’il est démontré que ce Dieu, que les sots regardent comme auteur et fabricateur unique de tout ce que nous voyons, n’est que le nec plus ultra de la raison humaine, que le fantôme créé à l’instant où cette raison ne voit plus rien, afin d’aider à ses opérations ; s’il est prouvé que l’existence de ce Dieu est impossible, et que la Nature, toujours en action, toujours en mouvement, tient d’elle-même ce qu’il plaît aux sots de lui donner gratuitement ; s’il est certain qu’à supposer que cet être inerte existât, ce serait assurément le plus ridicule de tous les êtres, puisqu’il n’aurait servi qu’un seul jour, et que depuis des millions de siècles il serait dans une inaction méprisable ; qu’à supposer qu’il existât, comme les religions nous le peignent, ce serait assurément le plus détestable des êtres, puisqu’il permettrait le mal sur la terre, tandis que sa toute-puissance pourrait l’empêcher ; si, dis-je, tout cela se trouvait prouvé, comme cela l’est incontestablement, croyez-vous alors, Eugénie, que la piété qui lierait l’homme à ce Créateur imbécile, insuffisant, féroce et méprisable, fût une vertu bien nécessaire ? EUGÉNIE, à Mme de Saint-Ange : Quoi ! réellement, mon aimable amie, l’existence de Dieu serait une chimère ? MME DE SAINT-ANGE : Et des plus méprisables, sans doute.
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