— Qu’as-tu donc rêvé ? demanda Jacques avec stupeur. — De te faire évader. — Moi ? — Oui… Cela doit se pouvoir. Tu jouis, m’a-t-on assuré, d’une liberté relative. Tu travailles et tu couches dans un bâtiment dépendant des bureaux… À quelle heure le soir es-tu enfermé ? — Je ne te dirai rien, fit Jacques avec rudesse. Tu me tentes vainement : je ne veux pas me sauver. — Tu refuses la liberté ? — Je ne veux pas la prendre. — Crois-tu qu’on te la donnera ? — Si tu as les preuves de mon innocence, poursuis la révision de mon procès… — Quoi ! Tu ne comprends pas que nous nous heurterons à toutes les difficultés, accumulées par tes ennemis, que nous devons compter avec le mauvais vouloir de l’administration judiciaire… Commence par fuir. Après nous prouverons, je t’en donne ma parole, q


